Une nouvelle vague de luttes récentes, notamment féministes et écologistes, a remis la question du « faire collectif » au centre des débats militants, en France comme dans d’autres pays. Et une série d’enquêtes et d’ouvrages a proposé de décrire et expliquer ces formes et dynamiques collectives, en les mettant en lien en particulier avec l’histoire longue des mobilisations, avec les conditions sociales du travail productif, reproductif et militant et avec l’intensification de la répression étatique et de la fascisation de la société.
De quelle manière les pratiques féministes et écologistes contemporaines transforment-elles les collectifs militants, y compris syndicaux ? Qu’y a-t-il de nouveau, ou pas, en ce qui concerne les rapports au travail, au temps, au soin, ainsi que les questions des alliances et des stratégies ? Et qu’est-ce que cela nous dit, au-delà, de nos sociétés, et de celles de demain ?
À partir d’exemples tels que les grèves des femmes (Ibis Batignolles, Vertbaudet…), les mobilisations écologistes liées au Soulèvements de la Terre (notamment contre les mégabassines du Poitou) et les alliances écosyndicalistes (collectif ex-GKN, ONF…) liées à leurs travaux d’enquête et à leurs propres engagements militants, l’historienne Fanny Gallot, la sociologue Hélène Stevens et le philosophe Alexis Cukier mettent en discussion leurs analyses des renouvellements du travail collectif dans les luttes féministes, écologistes et syndicales.
–> En prolongement de ce regard croisé, projection du film Quand les femmes ont pris la colère, le mardi 24 février à 18h30 au cinéma Le Dietrich