Le regard et l’écoute de Godard se posent sur des jeunes Français, étudiants et artistes, qui voient en Mao la réponse à leurs inquiétudes d’adolescents petits-bourgeois. Ils sont cinq et vivent dans un appartement que des amies leur ont laissé pour les vacances. Ce qu’ils disent deviendra le langage de toute une génération, exactement un an après la sortie de ce film prophétique. Godard veut que son film, conçu comme « un reportage et une enquête », puisse rendre compte de l’agitation de la jeunesse. Il n’est pas tendre avec ces enfants de Marx et du coca-cola : sa période Mao commencera seulement un an plus tard.
Séance présentée et suivie d’un échange avec Federico Rossin