Compétition internationale 2022

Le travail est le propos revendiqué de la sélection internationale des 18 films de la 13e édition de Filmer le travail : que l’on soit au cœur d’un métier ou dans ses confins, chacune de ces œuvres s’en remet à l’exigence de leur création cinématographique pour être à la hauteur de leurs sujets .

Proposer au spectateur d’étranges découvertes sur le travail par le suspense ou la surprise dans Taming the garden de Salomé Jashi, Storgetnya de Hovig Hagopian ou encore Nuisibles de Paolo Jacob.

Choisir des modes d’écriture forts pour célébrer avec émotion les rituels du travail dans L’huile et le fer de Pierre Schlesser, dans Sortes de Mónica Martins Nunes ou encore inventer son propre langage visuel pour rendre hommage à un père disparu dans Notre endroit silencieux de Elitza Gueorguieva ou dans In flow of words de  Eliane Esther Bots afin de partager les parcours de trois interprètes du Tribunal pénal international de La Haye.

 

Tresser des histoires singulières avec la grande Histoire dans Kombinat de Gabriel Tejedor ou Father de Wei Deng.

Filmer le travail pour ressentir et comprendre la force de l’acte de transmission dans Mr Bachmann et sa classe de Maria Speth ou encore l’art de la conduction d’orchestre dans Répétitions de Colombe Rubini.

Raconter les formes modernes de l’esclavage en filmant la ville, les immeubles, les appartements-prison des travailleuses domestiques au Liban, dans Room without a view de Roser Corella ou, dans les chantiers de Bruxelles, l’engrenage de l’aliénation d’un travailleur issu de l’immigration avec Under construction de Jorge León.

Utiliser les armes du cinéma direct pour découvrir le travail du personnel d’une salle de consommation de stupéfiants « à moindre risque » dans Chasser les dragons de Alexandra Kandy- Longuet ou l’énergie créatrice des musiciens et des chanteurs autistes d’un groupe de rock dans L’énergie positive des dieux de Laetitia Mǿller.

Enfin, être au plus près des corps au travail en prenant soin de les mettre en perspective de leur paysage quotidien : l’art du portrait, modalité privilégiée du documentaire de création, éclate dans Jack’s ride de Susana Nobre, Random patrol de Yohan Guignard et dans Zinder de Aicha Macky.

Le comité de sélection de Filmer le travail vous invite à partager ces / ses découvertes.

 

Le comité de sélection

Nicolas Contant, directeur de la photographie / Marina Esnault, programmatrice cinéma et coordinatrice de dispositifs d’éducation à l’image / Odile Mendez-Bonito, réalisatrice et productrice chez Corpus films, co-responsable du master CREADOC  / Maïté Peltier, Programmatrice du festival Filmer le travail / Jean-Claude Rullier, enseignant de cinéma, créateur et animateur du Pôle d’éducation à l’image de Poitou-Charentes / Thanassis Vassiliou, maître de conférences en études cinématographiques, Université de Poitiers