My Dubaï Life

Un film de Christian Barani

Plongée sensorielle dans l’univers troublant de Dubaï, ce film dévoile derrière l’exubérante illusion de cette ville-État et de ses paysages, la réalité d’un monde brutal et sans loi.

À partir de ce film, nous interrogerons la question du travail invisible à Dubaï et les situations d’exploitation, de racisme et de discriminations dans le BTP observées en France et à l’étranger.

Échanges croisés entre le cinéaste Christian Barani, réalisateur et Assaf Dahdah, géographe, chargé de recherche au CNRS (ART-Dev – Montpellier).
Discutante : Anne Lascaux, ATER, Université de Poitiers

 

  • Documentaire
  • 60’
  • 2011
  • Khiasma
  • Entrée libre

À propos des intervenants

Christian Barani, cinéaste

Dans le cadre d’une commande du programme du centre d’art Khiasma « Manifeste pour des villes invisibles » Christian Barani s’est rendu à Dubaï. À partir de dérives et durant un mois, à raison de 8 à 10 heures par jour, l’artiste a marché dans cette ville-image postmoderne, où rien n’est pensée pour la marche, où tout n’est que flux, vitesse, air conditionné et divertissement.

Son projet a été de se perdre, là où tout n’est que désir de rentabilité et profit, de s’accorder au hasard pour construire une représentation, là où tout n’est que scénario et prévisions. My Dubaï Life joue sur des situations paradoxales sans pour autant les opposer, en les tressant comme les parties d’un même lieu, insaisissable, paradis mortifère et emblème d’une post-modernité où le rêve est devenu une marchandise.

Assaf Dahdah, Chargé de recherche au CNRS (ART-Dev – Montpellier)

Ses recherches portent sur la place des ressortissantes et ressortissants africains et asiatiques au Liban venus travailler dans le cadre du système de la kafala qui encadre leur mobilité spatiale, sociale et professionnelle, un système qui prévaut dans tout le Moyen-Orient. Domestiques employées à demeure, ouvriers dans les sociétés d’entretien, du bâtiment et dans l’industrie, salariés précarisés du tertiaires, ces personnes sont assignées à la marginalité et au bas de la hiérarchie socio-professionnelle dans une économie qui ne peut pas fonctionner sans cette main-d’oeuvre à bas coût et sans droits.

Partenaires

Organisé en collaboration avec le Master Migrations Internationales, Université de Poitiers / UMR MIGRINTER et l’Organisation Internationale du Travail.